Zeus gardien
Londres - St-Martin's
Bureau d’Etudes Courrier des lecteurs
 


Christian Gatard dans l'émission Flash-Back (La Première, 20/06/08)

Le nouveau livre de Christian Gatard.

Stratégies écrit cette semaine avoir dévoré Bureau d'études, récit des coulisses du cabinet d'études qualitatives Gatard & Associés par son président-fondateur, Christian Gatard (éditions Impressions nouvelles). Ce dernier lève un coin du voile sur les relations entre les marques, les agences de publicité et les sociétés d'études par petites touches impressionnistes. Instructif et distrayant.


www.emarketing.fr
Bureau d'études
Bureau d'études
Christian Gatard
Récit d'une aventure intellectuelle, commerciale et sociologique, ce livre est un journal de bord où l'auteur, consultant et enquêteur pour des entreprises ou agences de publicité, raconte son métier et ses missions : comprendre les motivations, observer et analyser les comportements, repérer les tendances et cerner les changements chez les consommateurs du monde entier.

162 pages, 16 €. Mai 2008.
Les Impressions Nouvelles

---------------------------------------------------------------------------------------------------

De : Jean-Marie Dru [mailto:jean-marie.dru@tbwaworld.com]
Envoyé : mercredi 2 avril 2008 13:02
À : Christian Gatard
Objet : Re: de la part de Christian Gatard

Cher Christian
J’ai adoré ton livre.
Le contenu, les anecdotes, les apartés, les métaphores...
Et par dessus tout, j’ai aimé l’écriture. Riche et juste, imagée et précise.
Je t’envie.
Jean-Marie

----------------------------------------------------------------------------------------------------

-----Message d'origine-----
De : giulia ceriani [mailto:ceriani@babaconsulting.com]
Envoyé : vendredi 16 mai 2008 06:15
À : gatard@gatardresearch.com
Objet : Merci

Bonjour Christian,
Encore merci pour le petit livre passionnant que Thierry m'a offert de votre part. Je n'ai pas pu m'empêcher de le terminer dans mon voyage de retour en Italie;  j'y ai retrouvé ce qui plus compte, je crois, dans notre métier:
esprit libre, curiosité, sensibilité et capacité d'aller "au delà".
J'espère d'avoir de nouveau l'occasion de vous rencontrer.
Cordialement
Giulia Ceriani
Managing director
Baba- Ricerche e scenari di mercato
Alzaia Naviglio Pavese 52
20136 Milano
www.babaconsulting.com

--------------------------------------------------------------------------------------------------
mauge.francois@voila.fr
Merci pour ton livre; j'aurais du le lire plus tôt (et toi l'écrire de même), ça m'aurait "réenchanter" les études et sans doute postuler pour entrer dans "la machine organique" !Amicalement,
François
----------------------------------------------------------------------------------------------------

 De : Hélène EXBRAYAT [ mailto:h.exbrayat@free.fr]
Envoyé : jeudi 15 mai 2008 18:04
Je me régale de lecture et m'abreuve de ton ouvrage plein d'humour et de hauteur !  J'avoue être hilare dans le métro depuis ces dernières 12 heures :-)  (...)

Ah ! la vie est pleine de surprises et de moutons à cinq pattes que nous cessons d'investiguer .... j'avoue avoir exploser de rire à la phrase  " nous recherchions des consommateurs de lait écrémé possédant tous une Alpha Roméo : pléonasme bien sûr

 

----------------------------------------------------------------------------------------------------

Serge Uzzan sur FaceBook
dim. 18/05/2008 18:19

je me régale avec ton livre

----------------------------------------------------------------------------------------------------

Genevieve Petit
editor in chief CB News Web
editorial director  ad tech

Je l'ai lu d'une traite mais ne peux malheureusement pas en rendre compte (prochain cb web en novembre)
bien a vous

Snap Shares for charity
L'Oeil du Xeul
"Nous vivons à une époque où le superflu est notre nécessité" O. Wilde

Qui êtes-vous ?

Ma photo
Nom : LeXeul
Lieu : Paris, France
A 36, non 37 ans, Alex Gaudin est Planneur Stratégique dans une agence de publicité. Après des études de sociologie sur les Sounds System Techno, part travailler en Afrique du Sud pendant un an, avant de revenir s'investir en France dans le domaine culturel, à travers l'organisation de concerts pour des artistes de jazz. Travaille également pendant dix ans au sein du Montreux Jazz Festival.

19 mai 2008

Plaidoyer pour les sciences molles dans un monde dur

C’est un ouvrage sensible, à la plume littéraire et aux interrogations légitimes que j’ai eu le plaisir de lire la semaine passée.
Dans un univers – celui des études, où c’est plutôt le choc des certitudes et le poids des égos qui sont censés faire brevet de légitimité professionnelle, c’est rafraichissant.
Intitulé Bureau d’études (éd. Les Impressions Nouvelles), l’ouvrage nous entraîne dans les réflexions tantôt amusées tantôt profondes de Christian Gatard, cofondateur du cabinet d’études éponyme.
Entre des anecdotes parfois éclairantes, Gatard nous rappelle à sa formation de sociologue, affirmant à propos des groupes conso, que « la parole dite cache l’essentiel, le non-dit qui dit tout ». Un type de réunion qui nous renvoie à une certaine dictature de la transparence et de la croyance en notre importance personnelle : « il n’y a plus de secrets, il faut que les choses soient dites, et tout peut être dit. Nous entrons dans une ère de transparence ostentatoire. Chacun a besoin de dire, de raconter, de se faire le chroniqueur de soi-même. Il y a une impatience à se dire, une frénésie de dévoilement ». D’où l’importance de percer le dit pour appréhender toute la richesse et la signification du non-dit…
Le livre est aussi l’occasion de découvrir la Réactique transculturelle, pratique Tintinesque s’il en est, qui visait à plonger nos produits de grande consommation au cœur de la jungle du sud-est Asiatique, pour tenter de les voir se réincarner en figurines magiques entre les mains des tribus locales !
« Quand on éteint les lumières des sciences dures, on s’habitue au noir des sciences molles. Avec un peu d’expérience, l’œil se met à voir dans la nuit… ».


posted by LeXeul | 9:25 AM

2 Comments:
Anonymous Emmanuel Bruant said...
Très amusant la réactique transculturelle. en revanche, je suis très sceptique sur les affirmations mal digérées de la psychanalyse sur le non-dit qui dit tout... et son contraire.
Par association d'idée, cela me fait penser aux frères Karamazov de Dostoïevski (préfacé par Freud d'ailleurs) où l'avocat explique qu'on peut faire dire tout et son contraire à la psychologie. D'une certaine tendance des sociétés d'études;-)
7:25 PM  
Anonymous jean_sebastien_vignal said...
C'est marrant, je poste un article aujourd'hui traitant d'un sujet similaire et je tombe pour la première fois sur votre blog en me baladant... Gatard ayant fait partie de ma formation, je me dis que ce n'est peut-être pas anodin.

Je reviens rapidement sur le non-dit dans les groupes. Effectivement, pour les pratiquer au quotidien, on se rend compte que si on prend pour « argent comptant » tout ce que disent les consommateurs, non seulement on se rend compte qu’en 3 heures ils ont tout dit et leur contraire, mais en plus il faut essayer d’expliquer au client que ce qu’il a entendu n’est pas à entendre… exercice bien délicat…

Au-delà d’une restitution basée sur une simple livraison de verbatim, la méthode d’animation elle-même doit pouvoir permettre, à l’analyse, de ne pas se contenter de ce qui a été dit mais surtout de voir le cheminement des discours. En ce sens, je rejoins un peu ce qui est appelé ici le « non-dit ». Ensuite, à l’analyse, des méthodes d’analyse de discours plus poussées peuvent justement permettre d’aller un peu plus loin que le « mensonge social »…

J’aime beaucoup votre blog. Et je vais aller jeter un œil sur le bouquin
6:49 PM  

--------------------------------------------------------------------------------------------------

 

De: René Duringer [smartfutur@gmail.com]
Envoyé: mercredi 4 juin 2008 12:30
À: christiangatard@gatardresearch.com
Objet: incroyable
C'est étrange, effectivement je n'avais pas réalisé le nombre de points communs que nous avions ensemble ! C'est vrai que nous avons utilisé chacun notre appétence pour les choses du monde, de façon différente, vous notamment avec cette fluidité immédiate dans votre rapport au monde, une confiance déconcertante dans l'autre ! Merci pour le bouquin et la dédicace. J'ai picoré quelques paragraphes et du coup je n'arrive plus à me concentrer sur mon travail !! J'aime bien votre style où vous soutenez l'attention du lecteur en permanence, mais sans l'ennuyer !!

--
René Duringer
06.03.40.79.91
smartfutur@gmail.com
www.smartfutur.fr


--------------------------------------------------------------------------------------------------

De : Michel Hebert [mailto:michel.hebert@jumpfrance.com]
Envoyé : mercredi 4 juin 2008 17:11
À : christiangatard@gatardresearch.com
Objet : FW: Métis bien arrivé




Bon alors j ai lu ton oeuvre

Tout de suite je dis que tu as du talent pour l’écriture.
Je trouve que tu as en plus le talent de “conteur” de choses “simples” (je veux parler de ton quotidien dont tu parles), auxquelles tu donnes beaucoup d’intérêt grâce à des tas d’anecdotes et un style très enlevé.
Et puis j ai aimé ta posture “Métis” tout au long du livre (la comparaison avec les cépages qu’on mélange est excellente)
Au final j ai passé un super moment avec en plus des camarades que tu cites ici et là dont Denis.

Bon eh bien à tout bientôt Christian

Michel

J envoie un mot a D Genzel sur ton livre

 

--------------------------------------------------------------------------------------------------


David & Céline
LE BLOG DE DAVID GENZEL


Christian Gatard me dédicace son Bureau d’études. Sa dédicace pourrait servir d’exemple à Michel Hébert !

Message du 14/05/08 à 13h37

--------------------------------------------------------------------------------------------------

-----Message d'origine-----
De : François SAINT CAST [mailto:fsaintcast@diagnosticetsystems.fr]
Envoyé : jeudi 5 juin 2008 13:53
À : 'Christian Gatard'
Objet : Ton livre

 Christian,
J'ai exprimé mon désarroi teinté de courroux lorsque l'employé de la FNAC des Ternes n'a pu satisfaire mon irrépressible envie de te lire. "mais il est disponible à la FNAC de la Défense et à Montparnasse" m'a-t-il dit d'un air penaud. Loin de me décourager, porté par ma confiance dans l'idée qu'une saine concurrence est apte à satisfaire le consommateur, je me suis d'un bon pas rendu au Virgin Mégastore, où j'ai pu assouvir mon désir au rayon un peu austère de la sociologie, et j'ai lu.
Magnifique fatras kaléidoscopique d'impressions, de situations, de personnes, emprunt de tendresse, d'humour et de bienséance. Entre les lignes puisque c'est, à te lire, là qu'il faut aussi regarder, on perçoit l'ombre fatiguée de la quête d'un absolu dont sait maintenant qu'il n'est pas de ce monde et d'aucun autre peut-être.
Merci pour cet excellent moment entamé par le déjeuner d'hier et que la lecture de ta prose a enjoué jusqu'à aujourd'hui. Comme convenu tu trouveras ma prose en PJ.
A bientôt

 
François Saint-Cast
14, rue Magellan 75008 PARIS
33.1.53.57.30.33  Fax:  33.1.40.70.13.42

 

-------- Message original -------- Sujet:  (pas de sujet)
Date:  Mon, 23 Jun 2008 10:15:39 +0200
De:  Marie Caroline Benard <marie-caroline.benard@laposte.fr>
Pour:  Christian Gatard <christiangatard@gatardresearch.com>

Bonjour Christian,

J'ai dévoré votre bouquin, très intéressant! Vous avez une vie
passionnante et palpitante!!!!
Je vous remercie donc de ces quelques moments de détente, bien agréables.

Je vous souhaite une bonne journée
Bien à vous
Marie-Caroline

PS : Je vous remercie de nous transmettre dès que possible la petite
synthèse de l'étude e-boutique!

--
Marie-Caroline Bénard
Chargée d'études
Direction de la Communication - Groupe La Poste

44 Bd de Vaugirard
Case postale V607
75 757 Paris Cedex 15
Tel : 01.55.44.22.31
Fax : 01.55.44.22.55
--------------------------------------------------------------------------------------------------


Bonjour Christian,

J'ai lu avec plaisir "Bureau d'études" (prêté par Yvan), le temps d'un aller-retour TGV entre Paris et Valence, il y a quelques jours. Je voulais juste vous dire un grand bravo pour ce bouquin plaisant, fort bien écrit, drôle, émouvant... Vous m'avez fait passer un très bon moment. Et découvrir un peu plus votre univers professionnel qui semble passionnant.
A très bientôt.
Matthieu

 

Matthieu LODS
Responsable du service communication
Ville de Bondy
01 48 50 56 26 / 01 48 50 53 17 (fax) 

--------------------------------------------------------------------------------------------------

 

De : fdumoulin%signeascendant.com [mailto:fdumoulin@signeascendant.com]
Envoyé : jeudi 12 juin 2008 06:21
À : christiangatard@gatardresearch.com
Objet : J'ACCUSE !
Mon cher Christian,
J’accuse réception sans délai de Bureau d’Etudes qui fait de toi un délicieux conteur, un merveilleux Phileas Fog des études, un Sarvorgnan de Brazza remontant le cours des marques, comme jadis l’explorateur des fleuves inconnus.
En tout cas nulle trace de tristesse, mais beaucoup de jubilation.
Un grand merci, et 1000 amitiés à partager avec Isabelle.
François Dumoulin

PS. Le buzz est parti !

Signe Ascendant
Atelier marketing et communication
29, rue Cambacérès 75008 Paris
T.01.53.04.20.09
F.01.53.04.20.17
M.06.03.200.208

 

--------------------------------------------------------------------------------------------------

De : St é phane Haefliger [mailto:stepcom@bluewin.ch]
Envoyé : samedi 14 juin 2008 13:37
À : christiangatard@gatardresearch.com
Objet : Bureau d'études

Cher Confrère,
Je sors de la lecture de Bureau d’études,... mais en sort-on réellement un jour, lorsque l’on est sociologue et que l’on a travaillé plusieurs années dans le conseil ?

Ai beaucoup apprécié le ton (légèrement décalé), le rythme, l’apparente facilité du métier telle qu’il est présenté... alors que l’on sait très bien les qualités infinies nécessaires pour le job, ajoutée à l’engagement professionnel infernal afin de dégager un CA suffisant pour faire vivre une équipe. Magnifique.  

Je vais m’abonner à votre newsletter. Peut-être que vous pourrez surfer sur le site que j’ai conçu pour mes étudiants (www.stephanehaefliger.com) et qui regroupe quelques papiers sur les RH, le travail et la com.

Bien à vous, en vous réitérant mes remerciements,

Stéphane Haefliger
Sociologue
Lausanne / Suisse
++ 41 (0)79 742 67 81
--------------------------------------------------------------------------------------------------

De : luigi.toiati@focusresearch.it [mailto:luigi.toiati@focusresearch.it]
Envoyé : jeudi 19 juin 2008 16:13
À : christiangatard@gatardresearch.com
Objet : bureau d'études
Bravo! J'ai juste commencé "Bureau d'études", et je l'aime déjà. Désillusion, oui, et une merveilleuse et très élégante ironie. Pourquoi pas? Il serait merveilleux si chacun de nous rechercheurs écrirait des "mémoires" pareilles: ça donnerait une énciclopédie à faire envie à Monsieur D'Alembert. Bravo aussi car tu as finalement decouvert la veritè: Umberto Eco essaye depuis longtemps de m'imiter, mais il ne reussit pas. Il parle asseyè en TV pour donner l'idée d'etre "petit" comme moi, il mange beaucoup pour etre "large" et en embonpointaussi comme moi, mais "...le décalque est loin du modèle". Le pauvre Umberto!!! :-). Merci de tes jolis mots et d'avoir réfrechi ce souvenir de travail ensemble. J'éspère que tu aimeras Gillette aussi: on peut y faire de la bonne sémiotique comme "plat du jour", je crois. Monica m'a dit qu'elle a aimé tes "Mascarons", que je commencerai à lire au plus tot. Tu as risquè de perdre ton ami romain (correction pour la prochaine édition,  dire italien c'est masochiste pour moi...j'aime le separatisme!). J'ai eu une ulcère (?) avec perforation, mais il semble que mon gras à l'interieur ait empechè au sang d'envahir le peritoneo (?)...et me voilà! J'ai perdu maintenant 8 kilos pendant un mois, et je suis heureux; le menu est franciscain, mais vivre est plus savoreux, aujourd'hui 
J'éspère que mon français n'ait provoqué une sindrome pareille à toi, mon cher ami, et merci encore pour etre mon cher ami.
Ciao, embrasse Isabelle par Monica et moi, et un cher salut au fidèle Thierry
Luigi 
--------------------------------------------------------------------------------------------------

J'ai lu ton livre avec intérêt, ou plutôt délice. Le clair obscur t'est un talent naturel et le voyage que tu proposes donne envie de t'accompagner.
Je me suis permis de t'en dire plus dans la copie jointe

Je souhaite que ton livre donne le désir à la nouvelle génération de venir dans ce métier et d'en avoir ta fraîcheur

Bien à toi
Denis

 

Denis Quénard
---------
denis.quenard@tbwa-consulting.com
ligne directe : +33 (0)149 097 065
Mobile : +33 (0)611 035 628

 

Mon cher Christian,

Tes textes précédents m'avaient initié à ton imaginaire qui assemble des ailleurs, ceux des rencontres, des hasards et des talents. Ton monde est celui des gargouilles et des avatars.
Cette aptitude à raconter des histoires sans frontières entre le vécu et le " pourquoi pas " incite le lecteur à te lire le soir, dans l'apaisement. Quand le soir devient nuit et que les ténèbres menacent le futur immédiat, l'invraisemblable ou l'insensé peut prendre la place accaparée dans la journée par le labeur de nécessité.
Cette qualité de conteur, peu soucieux du vrai mais à la recherche du sensible, du tactile même, m'apparaissait faire découvrir ta jouissance de ce que tu nommes dans ce dernier texte, de la curiosité.
Le curieux n'a guère à se soucier de l'efficace. Sa jouissance est dans les "qu'est-ce qu'il a dit", dont il ne se lasse pas. Ce qui est bien avec la curiosité c'est qu'elle nourrit la sagesse non pas de l'expérience qui est son prétentieux capital, mais au contraire de l'inexpérience puisque ce qui est curieux est, le plus souvent, inattendu.
J'en viens à rêver de vieillir curieux.

Gageons que l'auteur que tu es poursuit ses intentions ou obsessions sous des formes différentes et que cette curiosité considérée comme une phénoménologie justifie que tu sois à la tête d'un institut de récit de société, appellation plus juste dans ton cas que d'institut d'études. Ton texte est un agencement de clins d'œil, mais malicieux, de caresses effleurées, mais sensuelles, de regards fugaces, mais précis. La référence au pointillisme pictural me vient à l'esprit ; le spécialiste que tu es des "sciences molles" est bien cet ordonnateur qui, de-ci de là, fixe un moment de société non pas comme il est, mais voudrait être. Ou plutôt comme ces " fameux " clients voudraient qu'il soit.

Alors de quoi rends-tu compte ? Tenu par le secret professionnel, peu tenté par des considérations sociologiques qui seraient pesantes, même si parfois elles t'échappent, ce récit est celui de l'entour. Il me fait penser à ces romans dans lesquels l'auteur décrit le temps incertain, le jardin venté, la porte qui claque, l'enfant à qui une voix dit " reviens tout de suite ", la robe qui traverse la page, retardant le dévoilement afin que le lecteur s'imprègne de l'humus avant que les personnages émergent remettent à sa place, péjorative, l'entour pourtant précieux. Oui, la curiosité est cela ; elle s'intéresse au disparate, à l'hétérogène au patchwork, au mélange ; elle recherche l'incertain, l'inaccompli. La curiosité aime le décor, le superflu. Elle est la qualité du voyageur, de l'itinérant, de l'immigré, de la jeune fille, journaliste de son quotidien.

 

Si j'ose " sémiotiser " ton texte, je dirais qu'il s'organise autour d'un paradigme imparfait : la contrariété/la conversation.
Le client a des contrariétés : fait-il bien, pense-t'il juste ; son produit sera-t'il utile ; son agence a-t'elle trouvé la bonne idée et la manière de la mettre en scène ; faut-il du rouge ou du rose, un verbe ou un adjectif ?
À ce titre, le client est un homme incertain, imprécis, maladroit de son avoir, recherchant par ton intermédiaire des repères qui pourraient être des preuves, des croyances. Si je poursuis cette interprétation, il y a un souci politique : celui d'écouter le citoyen, le consommateur et ainsi de connaître la Doxa. De celle-ci viendra la loi, donc l'autorité et l'enfermement. Tu fais référence au bon sens et le revendiques. Quant à moi, il m'inquiète car l'associe à l'immobilisme. Non pas que je puisse dénier le bon sens, mais il ne faudrait quand même pas croire qu'il a raison !
Dans un texte qui me fut référentiel, Roland Barthes, alors mon directeur de thèse, réfléchit sur le paradigme doxa/paradoxa. Du premier terme, il dénonçait le bien pensant, la correction, la qualité policière et en même temps décorative. Bref le pouvoir. Du second, il énonçait l'impatience, l'impertinence, l'incertitude, l'à peu près, l'esquisse, la colère pour citer Aragon. Bref l'anti-pouvoir.
Donc le client a des contrariétés, sinon il ne viendrait pas rue Aumont-Thiéville. Et pour les apaiser, les détourner ou s'en démettre, il demande à converser, comme si la conversation pouvait être autre chose qu'un bavardage, une façon d'occuper le temps, de donner à croire qu'on puisse être attentif à l'autre alors que la conversation n'est faite que pour parler de soi. Seuls ceux dont le métier est d'écouter peuvent saisir l'infra, le méta, l'hypertexte.
Dans Anthropologie, Kant fait l'éloge de la conversation. Il la qualifie de féminin se nourrissant de curiosités. Aujourd'hui, la télévision, la publicité produisent de la conversation. Elles sont féminines. Comment s'étonner qu'on ne retient rien ? Ailleurs, Michel Serres, plus péremptoire, estime que la conversation ne sert à rien, sauf, mais la restriction pèse, à séduire. Je comprends bien que le client demande cette mise en conversation car il serait même capable d'implorer pour qu'on lui dise qu'il (son produit, sa campagne,) est séduisant. Comme si séduire était le vrai. Damned, cela se saurait !
Lors d'échanges tendus, Georges Péninou m'indiquait qu'il se méfiait de la psychologie car elle capitalisait l'à peu près. Et à la vérité ce n'était pas son genre. Le laxisme de la psychologie, j'oserais même dire sa lâcheté, convient au commerce. Il n'est pas dérangé par la volte-face, les palinodies, car son métier, c'est le vol. À l'inverse la marque, pugnace, obsessionnel croit en elle jusqu'à la mythomanie et ne se dédit que pour survivre.

Je comprends bien que ton texte choisit l'éloge distancié, la rencontre gourmande. Comment m'en plaindre alors que ton livre me fait partager cet espace commun, celui d'un ami, Thierry Consigny, d'Alyette Defrance devenue, un temps, partenaire de travail, d'une relation, Claude Grunitsky qui est à lui seul la réussite du métissage, d' un allié de 30 ans, Jean-Marie Dru, d'une émotion, celle que tu appelles Marie-Ange, et de moi-même dont je ne peux qu'apprécier la référence au sourire.
Je comprends surtout que ton livre n'est pas sur ton métier, mais sur ces curiosités qui m'apparaissent la raison pour laquelle tu as fait une société dite d'études. Dans le fond celles-ci t'intéressent parce qu'elles accueillent tes partenaires du Dayak en bois, des clients, surtout quand elle s'appelle Philippine, la vox populi devenue oeuvre quand elle prend la forme d'une agora africaine.
Et tu ne voudrais en contrarier aucun !
Amitiés sincères

Denis Quénard
Le 15 juin 2008

 

--------------------------------------------------------------------------------------------------

Christian,

Ci-dessous une petite composition faite à partir d’une application maligne qui transforme un texte ou des mots clés en un nuage de mots.
Le texte est celui que j’avais gratté sur mon blog à propos de ton bouquin. Mignon non ?
Alex

 
Alex Gaudin planneur stratégique

92 av. des Ternes - 75017 Paris
Tel. : +33 1 44 09 15 46

lexeul.blogspot.com

www.lesimpressionsnouvelles.com/bureau-d-etudes.htm


De : Mathieu HALB [mailto:halb.mathieu@orange.fr]
Envoyé : mardi 15 juillet 2008 09:11
À : Christian Gatard
Objet : re: message laconique

Christian,

Je suis désolé de te répondre aussi tard mais je consulte peu ma messagerie personnelle en ce moment, occupé que je suis à diverses tâches études qui m’accaparent (suggestion : supprimer le mois de juillet pour arriver plus rapidement au mois d’août et aux vacances, tant qu’il en restera !!).

Ceci étant, cela n’excuse en rien de ne pas t’avoir fait part plus tôt de tout mon enthousiasme vis-à-vis de ton livre (oui, autant tuer le suspense tout de suite, j’ai beaucoup aimé « Bureau d’études »). Je me souviens m’être éclipsé de chez toi un peu rapidement (avant l’orage) pour me plonger dedans et l’avoir fini dans la nuit.

Je voudrais d’abord te remercier pour ta dédicace et l’usage élégant du mot « compagnonnage » qui correspond si bien à ma vision de ce métier que l’on devrait exercer en « artisan » en s’appuyant sur une longue pratique pour parvenir enfin à ce bonheur du travail bien exécuté et projeté sur barco. Il y a bien sûr un peu d’élitisme dans ce compagnonnage là mais surtout une vraie camaraderie.

Au-delà de la dédicace, le titre de ce livre est particulièrement bien choisi puisqu’il est finalement assez peu question de bureau et à peine plus des études en soi mais bien davantage de ceux qui les font : depuis les clients, en passant par les interviewés (notre « matière première ») et bien sûr tes collaborateurs et partenaires. On retient de ce parcours (en cours…) qu’il fut une somme de rencontres et c’est ce que tu nous restitues avec un vrai bonheur (tu me permettras de te dire que c’est avec les gens que tu es le plus séduisant, davantage qu’avec les dieux ou les têtes de pierre, sans parler des pneus crevés !). Bien sûr, le regard que tu portes est souvent teinté d’ironie mais toujours amusée ; c’est, sans doute, la raison pour laquelle la lecture de « Bureau d’études » est aussi jubilatoire.

Bref, tu as fait un vrai livre d’écrivain comme généralement seuls les écrivains en font quand ils parlent de leur jeunesse, de leur travail (dans le style, je te conseille « Paris ne finit jamais » d’Enrique Vila-Matas chez 10/18).

Félicitations, Maître Gatard !

Mathieu


----------------------------------------------------------------------------

 Bonjour Christian,

Après m'être délecté de l'enquête sur les mascarons je viens de terminer "bureau d'études"... Tu as un regard sur les mondes qui nous entourent absolument délicieux, plein de malice, de bonne humeur et de poésie. J'ai découvert ainsi ton monde professionnel et m'en suis fort amusé.

Un grand merci pour ces moments de vraie jubilation mais aussi de découverte.

Petit aperçu du cadre malgache de ma lecture. Tout là-haut au nord de la grand íle. Au large de Nosy Be. Nosy Komba. L'ile des lémuriens.

A très bientôt dans le Paris d'aout !

Bien à toi,

Gilles Ragot

---- Envoyé avec BlackBerry® d'Orange ----

-------------------------------------------------------------------------------------------

De : rossi [mailto:regis.rossi@laposte.fr]
Envoyé : mardi 29 juillet 2008 09:17
À : Christian Gatard
Objet : BUreau d'études
Bonjour Christian,

Ce mail juste pour vous dire que je me régale de Bureau d'études en ce moment dans les transports (20 mn et Metro sont en vacances :-) )...

J'en suis au Chapitre de Candice et cela me rappelle la manière dont on vous a engagé la première fois...

Je ne pense pas que je vous l'avais dit mais c'est une anecdote amusante...

En fait, cela concernait la nouvelle signature, nous avions mis en concurrence plusieurs instituts soit disant spécialisés dans le domaine. A la lecture des propositions, nous n'étions emballé s  par aucune et la vôtre me paraissait bien molle, pas assez détaillée, genre copier-coller...
Bref, nous décidons de nous entretenir avec les autres instituts. Au sortir des 3 oraux, nous sommes consternés car avons l'impression que les instituts ne comprennent pas notre demande...
Que faire, relancer un appel d'offres ???
Il nous reste vous, on a peu d'espoir, mais pourquoi pas... le hic, c'est que vous êtes en Angleterre, Christophe C. en Allemagne et vous nous proposer Candice, chargée d'études...
Nous sommes habitués à voir des patrons mais fort heureusement, je n'ai aucun à priori, surtout pas sur l'âge, donc allons y...
Et là, Candice nous a bluffé, vraiment, aucun support powerpoint, aucun doc, seulement, elle, son expérience, celle du cabinet, en 10 mn, c'était plié, on savait que vous  étiez le cabinet qu'on attendait, l'entretien a duré environ 1h ou Candice détailla  parfaitement la problématique de notre étude, les enjeux que cela soulève, enfin bref, de l'intelligence, de l'intelligence, de l'intelligence... La suite, on la connait, mais cette situation est unique et... amusante...

A très bientôt,

Régis


-------------------------------------------------------------------------


De : Nathalie Daniels [mailto:nathalied@mcsgad.com]
Envoyé : lundi 4 août 2008 10:25
À : Christian Gatard
Cc : Khahina Alem
Objet : Re: etude PagesJaunes Aout

Bonjour Christian,
Nous allons confirmer un réalisateur cette semaine. Il n'est pas impossible qu'il faille attendre le casting et le maquillage du comédien pour avoir quelque chose de vraiment précis. Du coup, je ne sais pas si on parle de la semaine du 25 août (plutôt fin de semaine de toutes façons car je ne rentre que le lundi 25) ou un peu plus tard début septembre...A suivre dès que cela se précise.
Je profite de ce mail pour vous dire que votre livre est délicieux. Je me suis régalée à partager le quotidien de votre "bureau d'études". Bravo.
A bientôt,
Nathalie


------------------------------------------------------------------------





Myriam  Gallot,

http://lemeilleurdesmondes.blogs.courrierinternational.com/

Littérature et culture
http://lemeilleurdesmondes.blogs.courrierinternational.com/list/sitartmag/litterature_et_cultu.html

Son myspace : myspace.com/myriamgallot


---------------------------------------------------------------------

Mon cher Christian,

J'ai lu Bureau d'étude ce we.
Je t'ai retrouvé toi, bien toi, tout toi - ou du moins tout ce que je connais de toi.
Tu écris comme tu parles - et vice et versa - et je crois que c'est un talent !
J'ai reconnu l'un et l'autre, et souris régulièrement - merci pour cette lecture donc !

Ta copine la baronne a quelques pages dans le figmag du 2 aout, elle est moins mystérieuse que dans ton récit !

bel été,
je t'embrasse
Mathilde

--
Mathilde Yvert
mathildeyvert@gmail.com

---------------------------------------------------------------------

De : Alain Loyens [mailto:aloyens@ask.be]
Envoyé : mercredi 6 août 2008 20:38
À : 'SCEN 06 - Christian Gatard'
Objet : J'ai aimé

Bureau d’études

Et les deux Kalimatanais survitaminés battant le torrent des grenouilles, l’ « ami » perdu et la nouvelle carrière de Nina Simone...

Pour le reste, j’y retrouve un peu beaucoup tendrement passionnément ma vie d’indépendant bien sûr.

C’est chouette, bien élevé et bien enlevé. Un bon moment donc.

 

Alain LOYENS (Nartex)
aloyens@ask.be

----------------------------------------------------------------


 
 

De : ROUX [mailto:rouxmth@orange.fr]
Envoyé : lundi 11 août 2008 15:58
À : christiangatard@gatardresearch.com
Objet : "bureau d'études"

Avant d'attaquer CONFUSIUS j'ai lu GATARD.

Je voulais vous remercier pour cette plongée dans un univers que je ne connaissais pas.

J'ai aussi appris ce que sont les mascarons ( je n'ai pas fini de me promener le nez en l'air).

J'ai beaucoup aimé page 84 "hybridation naissante entre les samourais du commerce et les jardiniers du cognitif", si vous me l'autorisez, j'essairerai un jour de le placer dans une conversation, mais sa risque d'être difficile " ( quoique, dans une réunion de service traitant du nouveau site web de la ville je pourrais tenter " hybridation naisance et nécessaire entre les samourais de l'informatique et les jardiniers de la communication", ca en jetterai!)

Enfin, plus sérieusement, l'approche messianique que votre épouse fait d'Ingrid Betancourt m'ouvre une piste de réflexion sur une personne admirable mais que j'ai un mal fou à cerner, si ce n'est à comprendre.

Un regret cependant, que vous n'abordiez pas plus votre voyage à Kalimatan, l'indonésie étant bien le seul endroit de la planête où je n'aurais pas envie de vivre ! ( au fait, connaissezz vous " l'anthropologie n'est pas un sport dangereux " de nigel Barley, pour qui connait cette région du monde c'est très drôle à lire)

En vous souhaitant bonne continuation pour vos travaux et bon courage.
Cordialement.

Marie-Thérèse Roux.